Comprendre le Facteur d’impact (FI) et autres mesures de qualité bibliométriques

Pour identifier la valeur (en termes de visibilité ou de taux de citations) d’une revue, l’unité de mesure la plus couramment utilisée est le facteur d’impact (FI). Cette mesure sert aussi beaucoup à l’évaluation des dossiers de subventions des chercheurs, d’où son immense intérêt dans le milieu académique.

Le FI est un produit commercial, donc protégé par copyright, dérivé des données de Web of science (de Thomson/Reuters, autrefois ISI).  Le FI n’est qu’un parmi plusieurs indices de mesure de cette compagnie, mais les gestionnaires n’utilisent généralement que le FI. Il est la mesure du nombre moyen de citations des articles d’une revue donnée deux ans après leur publication, et ce par les revues qui sont couvertes par Thomson/Reuters. Il ne tient pas compte de la courbe dans le temps, variable selon les domaines, ni du type d’articles (études de cas, reviews, etc.). Pour obtenir ces données, il faut consulter le Journal Citation Report (JCR pour les intimes). L'accès est réservé aux abonnés, bien sûr, puisque c’est un produit commercial.

Contrairement à la situation de jadis où le FI régnait en maitre, il existe aujourd’hui plusieurs autres unités de mesures de qualité bibliométriques qui ressemblent à s’y méprendre au FI.

La compagnie Elsevier via sa base de données bibliographique Scopus (compétiteur de Web of science) a créé le Source Normalized Impact per Paper (SNIP) qui mesure l'impact contextuel des citations et permet une comparaison directe des revues dans différents domaines. Il s’agit ici aussi d’un outil propriétaire réservé aux abonnés.

Pour en savoir plus sur le SNIP et les mesures offertes via Scopushttps://www.elsevier.com/authors/journal-authors/measuring-a-journals-impact

Certains outils de mesures bibliométriques sont accessibles gratuitement.

Scimago (http://www.scimagojr.com) calcule le Cites per doc soit les citations par article en 2 ans, ce qui ressemble curieusement  au FI. Il offre lui aussi divers autres indices de classement et de mesure. Par contre, attention, ce n’est pas l’indice qui est utilisé officiellement dans les demandes de subventions et les reconnaissances de dossiers de chercheurs, mais si le besoin est d’identifier des revues ayant une bonne reconnaissance par leurs pairs, c’est un outil tout à fait valide.

Mentionnons enfin le Eigenfactor (http://www.eigenfactor.org), toujours basé sur le même type de calcul, mais avec diverses autres mesures plus complexes. Les données du Eigenfactor sont d’ailleurs intégrées dans celles du Journal Citation Report de Thomson/Reuters.